Ce qui se cache sous
une belle terrasse.
Une terrasse réussie se joue dans ses bords : relevés, seuils, joints, évacuations. Nous avons dessiné ces points singuliers et leurs cotes, selon le NF DTU 43.1, pour que vous sachiez exactement ce que nous mettons en œuvre.
Dalles sur plots, protection dure, seuils et gradins : les détails des terrasses où l’on vit.
Terrasse accessible : dalles sur plots posées sur le revêtement d’étanchéité
- 1Pare-vapeur et isolant thermique éventuel
- 2Revêtement d’étanchéité
- 3Plots
- 4Dalles
- 5Élément porteur
Les plots reposent directement sur l’étanchéité et portent les dalles aux angles. L’eau s’écoule sous les dalles, sur l’étanchéité, jusqu’aux évacuations ; chaque dalle peut être soulevée pour contrôler ou entretenir l’étanchéité.
Dessin LIVRTOUT d’après le NF DTU 43.1, figure 9. Schéma de principe : le détail d’exécution est défini pour chaque chantier.
Dalles sur plots dont le dessus dépasse la tête du relevé
- 1Dalles
- 2Plots
- 3Étanchéité
- 4Maçonnerie avec engravure en tête de relevé
- Hauteur du relevé au-dessus de l’étanchéité de partie courante : h ≥ 0,10 m
Le dessus des dalles peut se situer au-dessus de la tête du relevé : le relevé garde alors au moins 0,10 m de hauteur depuis l’étanchéité, et sa tête reste protégée dans l’engravure de la maçonnerie.
Dessin LIVRTOUT d’après le NF DTU 43.1, figure 23. Schéma de principe : le détail d’exécution est défini pour chaque chantier.
Dalles sous la tête du relevé : protection par écran démontable
- 1Dalles
- 2Plots
- 3Étanchéité
- 4Écran démontable fixé sur la maçonnerie
- Tête du relevé au-dessus du dessus des dalles : h₁ ≥ 0,10 m
- h₂ : hauteur totale du relevé depuis l’étanchéité
Quand les dalles sont plus basses que la tête du relevé, le relevé reste exposé entre la terrasse et sa tête : un écran démontable le protège, tout en permettant de l’inspecter. La tête du relevé dépasse le dessus des dalles d’au moins 0,10 m.
Dessin LIVRTOUT d’après le NF DTU 43.1, figure 24. Schéma de principe : le détail d’exécution est défini pour chaque chantier.
Relevé avec protection dure et partie courante en dalles sur plots
- 1Dalles
- 2Plots sur appui
- 3Étanchéité
- 4Protection dure armée du relevé
- 5Bandeau saillant en tête de relevé
- Distance entre le dessus des dalles et le bandeau protégeant la tête du relevé : H ≥ 0,10 m
Le relevé reçoit une protection dure armée, et la tête du relevé reste au moins 0,10 m au-dessus du dessus des dalles. C’est la configuration la plus courante sur nos terrasses accessibles en dalles sur plots.
Dessin LIVRTOUT d’après le NF DTU 43.1, figure 29. Schéma de principe : le détail d’exécution est défini pour chaque chantier.
Protection dure des relevés et de la partie courante, sans talon et avec talon
- 1Étanchéité (partie courante et relevé)
- 2Couche de désolidarisation
- 3Protection dure de partie courante
- 4Protection dure armée du relevé
- 5Joint périphérique
- Joint entre protection du relevé et protection de partie courante : E ≥ 0,02 m
- Exemple avec talon : hauteur h < 0,20 m sous le bandeau
La protection du relevé et celle de la partie courante sont séparées par un joint d’au moins 0,02 m : chacune peut se dilater sans pousser sur l’autre ni cisailler l’étanchéité. Le talon est une variante pour les relevés de faible hauteur.
Dessin LIVRTOUT d’après le NF DTU 43.1, figure 27. Schéma de principe : le détail d’exécution est défini pour chaque chantier.
Fractionnement de la protection en mortier ou en béton coulé sur place
- 1Revêtement d’étanchéité
- 2Couche de désolidarisation
- 3Protection en mortier ou béton, à compléter par le revêtement de sol scellé
- 4Joints de fractionnement
- 5Protection du relevé, fractionnée
- Joints de fractionnement de la protection : tous les 4 m au plus, dans les deux directions
- Largeur des joints de fractionnement : 0,01 m ≤ e ≤ 0,02 m
- Joint périphérique au droit des relevés : E ≥ 0,02 m
- Protection des relevés fractionnée environ tous les 2 m (d ≈ 2 m)
Une protection coulée sur place se fissurerait sous l’effet de la chaleur et du froid si elle n’était pas découpée : on la fractionne en panneaux d’au plus 4 m de côté, séparés de l’étanchéité par une couche de désolidarisation. Le carrelage scellé vient ensuite par-dessus.
Dessin LIVRTOUT d’après le NF DTU 43.1, figure 8. Schéma de principe : le détail d’exécution est défini pour chaque chantier.
Étanchéité d’escaliers ou de gradins : schéma de principe
- 1Revêtement d’étanchéité des marches (pente vers l’avant)
- 2Relevé et retombée de chaque contremarche
- 3Support maçonné
- Profondeur de chaque marche ou gradin : p ≤ 2 m
- Pente de chaque marche : ≥ 1,5 %
- Recouvrements entre marches : ≥ 0,06 m en vertical et en horizontal
Chaque gradin est traité comme une petite terrasse pentée vers l’avant ; les feuilles se recouvrent d’une marche à l’autre, comme des tuiles, pour que l’eau ne puisse jamais remonter sous le recouvrement.
Dessin LIVRTOUT d’après le NF DTU 43.1, figure 58. Schéma de principe : le détail d’exécution est défini pour chaque chantier.
Seuil de porte-fenêtre à relief, terrasse en dalles sur plots ou caillebotis
- 1Caillebotis ou dalles sur plots
- 2Étanchéité
- 3Plot
- 4Appui de seuil en pente vers l’extérieur
- 5Menuiserie
- Relevé sous l’appui : H ≥ 0,10 m au-dessus de l’étanchéité
- Relief du seuil : h ≥ 0,05 m
- Pente de l’appui vers l’extérieur : ≥ 10 %
Devant une porte-fenêtre, le relevé d’étanchéité garde 0,10 m sous l’appui, tandis que le caillebotis ou les dalles sur plots remontent le sol presque au niveau du seuil : on passe de l’intérieur à la terrasse sans marche haute, sans sacrifier la hauteur du relevé.
Dessin LIVRTOUT d’après le NF DTU 43.1, figure 61 (reprise du DTU 20.12). Schéma de principe : le détail d’exécution est défini pour chaque chantier.
Relevés et protections des toitures qui ne reçoivent que l’entretien.
Relevé sur maçonnerie raccordé à un revêtement bicouche bitume SBS
- 1Enduit d’imprégnation à froid (EIF) sur la maçonnerie
- 2Feuille de bitume élastomère 35 autoprotégée (relevé)
- 3Équerre de renfort de 0,25 m de développé, feuille SBS type BE 35
- 4Niveau de la protection meuble (gravillons)
- 5Revêtement bicouche de partie courante
- 6Pare-vapeur remonté
- 7Isolant thermique
- Équerre de renfort : 0,10 m minimum en vertical, au moins 0,10 m sur la partie courante
- Feuille de relevé : au moins 0,15 m sur la partie courante
- Pare-vapeur : 0,06 m minimum de recouvrement et de remontée
Le relevé se compose d’un primaire (EIF), d’une équerre de renfort dans l’angle, puis d’une feuille autoprotégée qui descend sur la partie courante. Chaque recouvrement a une longueur minimale : c’est ce qui fait l’étanchéité d’un angle, le point le plus sollicité de la terrasse.
Dessin LIVRTOUT d’après le NF DTU 43.1, figure 20. Schéma de principe : le détail d’exécution est défini pour chaque chantier.
Terre, filtre, drainage et protection des relevés contre les racines.
Terrasse-jardin : terre, filtre, drain et zone stérile le long du relevé
- 1Terre végétale (substrat)
- 2Filtre
- 3Drain (granulats)
- 4Zone stérile en granulats
- 5Étanchéité et relevé
- Épaisseur de terre : 0,30 m minimum
- Largeur de la zone stérile le long du relevé : 0,40 m minimum
- Relevé au-dessus du niveau fini : 0,15 m minimum
Contre le relevé, une bande d’au moins 0,40 m reste libre de terre et de plantations : les racines ne touchent pas l’étanchéité, l’eau s’évacue, et le relevé reste visible pour l’entretien.
Dessin LIVRTOUT d’après le NF DTU 43.1, annexe B, figure B.1. Schéma de principe : le détail d’exécution est défini pour chaque chantier.
Terrasse-jardin de petite surface (moins de 100 m²) : plaques drainantes
- 1Terre végétale (substrat)
- 2Filtre
- 3Plaques drainantes, en partie courante et contre le relevé
- 4Étanchéité et relevé
- Épaisseur de terre : 0,30 m minimum
- Relevé au-dessus du niveau des terres : 0,15 m minimum
Pour une petite surface plantée, des plaques drainantes évaluées pour cet usage remplacent la couche de granulats et protègent aussi le relevé ; la terre arrive alors contre le relevé, qui dépasse toujours d’au moins 0,15 m.
Dessin LIVRTOUT d’après le NF DTU 43.1, annexe B, figure B.3. Schéma de principe : le détail d’exécution est défini pour chaque chantier.
La continuité du pare-vapeur, sous toutes les toitures isolées.
Continuité du pare-vapeur au pied d’un relevé non isolé
- 1Élément porteur (dalle et acrotère maçonnés)
- 2Pare-vapeur de partie courante
- 3Équerre de pare-vapeur remontée contre la maçonnerie
- 4Isolant thermique
- 5Revêtement d’étanchéité de partie courante
- 6Relevé d’étanchéité sur maçonnerie (sans isolant)
- 7Bandeau saillant protégeant la tête du relevé
- Recouvrement de l’équerre sur le pare-vapeur de partie courante : 0,06 m minimum
- Remontée du pare-vapeur au-dessus de la face supérieure de l’isolant : 0,06 m minimum
Quand le relevé n’est pas posé sur isolant, le pare-vapeur remonte contre la maçonnerie et se raccorde au relevé d’étanchéité : l’isolant est ainsi enfermé dans une enveloppe continue, sans passage pour la vapeur d’eau.
Dessin LIVRTOUT d’après le NF DTU 43.1, figure 3. Schéma de principe : le détail d’exécution est défini pour chaque chantier.
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